Anthropic, cet « anti-OpenAI » qui veut voir les choses autrement | Silicon

Clément Bohic - Silicon - 08/01
Il y a trois ans, des anciens d’OpenAI fondaient Anthropic. L’entreprise a aujourd’hui son LLM Claude… dont elle a cadré le développement à travers plusieurs mécanismes.

Comment concilier intérêt financier et intérêt public ? OpenAI s’est structuré dans cette logique, en plaçant, au coeur de sa gouvernance, une organisation à but non lucratif.

Celle-ci a pour mission de développer « une intelligence artificielle générale sûre et largement bénéfique pour l’humanité ». Elle contrôle l’intégralité des activités de la branche à but lucratif… et peut notamment en révoquer les dirigeants. C’est ce qui s’est passé récemment avec l’éviction – temporaire, mais retentissante – de Sam Altman.

La structuration d’Anthropic fait écho à celle d’OpenAI. Au sommet de la pyramide se trouve une PBC (Public Benefit Corporation, « entreprise d’intérêt pour la société », forme d’entreprise à mission conçue pour des entités à but lucratif).

Enregistrée dans le Delaware, elle contrôle quatre filiales « opérationnelles » : la principale créée en février 2021 en Californie, les autres constituées en août 2022 dans l’État de New York, le Massachusetts et l’État de Washington.

Le statut de PBC permet à Anthropic de poursuivre à la fois une recherche de profit et une mission définie comme « le développement et la maintenance responsables d’une IA avancée pour le bénéfice à long terme de l’humanité ». Il ne rend cependant pas les administrateurs responsables vis-à-vis des externalités – c’est-à-dire des parties prenantes autr...
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